Soupçonné de développer une arme atomique, l'Iran est sommé par la communauté internationale de s'expliquer sur son programme nucléaire. Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohammed el-Baradei, arrive aujourd'hui à Téhéran. Une visite qui intervient à la suite de la publication, le 6 juin, d'un rapport très sévère pour l'Iran. Ce pays «a omis de remplir ses obligations» liées au Traité de non-prolifération (TNP), estime l'agence des Nations unies qui pointe les «manquements» de Téhéran. Soutenu par les Etats-Unis, l'Union européenne et la Russie, El-Baradei demandera une nouvelle fois à l'Iran d'autoriser des inspections surprises et détaillées de ces sites nucléaires. Pour l'instant, Téhéran refuse de signer le «protocole additionnel» qui les rendrait possibles, mais souhaite poursuivre la «coopération» avec l'AIEA. Téhéran rappelle que le Traité de non-prolifération fait obligation aux puissances nucléaires militaires (Etats-Unis, Russie, France, Royaume-Uni, Chine) d'aider les autres pays à développer leur nucléaire civil. Les soupçons sur l'Irak se sont précisés en août 2002, lorsqu'un groupe d'opposants (les Moudjahidin du peuple) a révélé l'existence de deux installations tenues secrètes par la République islamique. Il s'agit d'une usine d'enrichissement de l'uranium à Natanz et d'un centre de production d'eau lourde à Arak. Signataire du Traité de non-prolifération en 1970, l'Iran était tenu de déclarer leur existence. Pour des raison
L'Iran mis en examen nucléaire
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Téhéran, qui reçoit le directeur de l'Agence de l'énergie atomique, refuse toujours ses inspections.
Publié le 09/07/2003 à 23h45
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