Menu
Libération

«Ni paix, ni guerre» pour les Kurdes turcs

Réservé aux abonnés

Depuis la fin du conflit irakien, la situation entre rebelles de l'ex-PKK et Ankara se corse.

Publié le 12/07/2003 à 23h50

Diyarbakir, Ankara envoyé spécial

Accrochages, embuscades, ratissages. Après quatre ans de trêve précaire proclamée par les rebelles kurdes turcs du PKK, rebaptisé Kadek, les incidents deviennent de plus en plus fréquents dans le Sud-Est anatolien, peuplé en majorité de Kurdes. Quatre villageois ont été tués vendredi dans une attaque menée par la guérilla, la première depuis quatre ans visant des civils. Les autorités d'Ankara affirment que plusieurs centaines de combattants du PKK-Kadek sont revenus des camps du nord de l'Irak. Et beaucoup de Kurdes craignent un retour de la «sale guerre» alors que depuis six mois l'état d'urgence avait été finalement levé à Diyarbakir, la capitale régionale.

Statu quo. «Mon fils est né en 1978 et il vit enfin, pour la première fois, depuis vingt-cinq ans sous un régime normal. Mais cela n'a pas encore suffi à mettre fin aux maux de l'Etat», affirme Seyhmus, membre du syndicat des Travailleurs de la santé. Lors de son intervention dans la conférence intitulée Pour une solution démocratique du problème kurde, organisée à Ankara les 5 et 6 juillet, Sezgin Tanrikulu, président du barreau de Diyarbaki, donne une dizaine d'exem ples de violation récente des droits de l'homme ­ gardes à vue arbitraires, tabassages dans les commissariats... Avec une poignée d'intellectuels et représentants des partis de la gauche extra-parlementaire turcs, les représentants des Kurdes s'étaient réunis pour réfléchir sur les moyens de sortir d'un statu quo toujours p

Dans la même rubrique