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Libération

Des mercenaires de l'apartheid à Sao Tome

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Des anciens du sinistre «bataillon 32» ont pris part au putsch.

Publié le 19/07/2003 à 0h05

C'est une drôle de clique qui se cache derrière le putsch de mercredi à São Tomé et Principe. On ne sait pas grand-chose du chef de la «junte militaire de salut national», le major Fernando Pereira, alias «Cobo», un officier de 40 ans formé au Portugal où il a suivi les cours de l'Académie militaire de Lisbonne. Tout juste a-t-on appris qu'il était proche d'un mystérieux parti politique, le Front démocratique chrétien (FDC). Le coup de force qui a permis à des militaires de s'emparer sans coup férir de l'archipel pétrolier du golfe de Guinée a été immédiatement salué par le FDC, dont les deux dirigeants, le président Arlésio Costa et le vice-président Sabino Dos Santos, ont immédiatement rejoint les putschistes.

Conspirateurs. Le FDC a été fondé en 1990 avec l'avènement du multipartisme. Il n'est pas représenté au Parlement et s'est illustré en avril en lançant une virulente campagne de protestation visant à renverser le gouvernement. Le parti d'Arlésio Costa n'en est pas à son premier coup d'Etat. Plusieurs de ses membres, regroupés dans le Front national révolutionnaire de résistance pour São Tomé et Principe, avaient déjà participé, en 1988, à une tentative pour renverser le président de la République de l'époque, Manuel Pinto da Costa, dont le parti (unique), le Mouvement de libération pour São Tomé, régnait sur l'archipel lusophone depuis l'indépendance, en 1975. Les conspirateurs, à l'époque, avaient tenté de débarquer sur l'île de São Tomé à l'aide de deux bateaux et 4

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