La tentative ratée de libération d¹Ingrid Betancourt, détenue par la guérilla colombienne, a donné lieu vendredi à un joli pataquès au sein de l¹exécutif français. Des hommes de la DGSE ont-ils été envoyés au Brésil pour obtenir que les Farc relâchent l¹ancienne candidate de nationalité franco-colombienne? Et qui a décidé de cette opération? Interrogé lors d¹une rencontre informelle avec la presse à Nouméa, sur une éventuelle implication de la DSGE, Jacques Chirac a affirmé que c¹était "sans doute une rumeur, une fausse information. Si une telle opération avait été envisagée, j¹aurais été naturellement au courant". Peu après, Jean-Pierre Raffarin, en voyage au Maroc, indiquait que la décision d¹envoyer "un appareil militaire médicalisé" C130 à Manaus (Brésil) avait "été prise en toute transparence entre les différentes autorités de l¹Etat, au plus haut niveau" et "dans la confidentialité que ce genre de mission impose". L¹Elysée confirmait aussitôt que "le président de la République avait été informé et avait donné son accord de principe". De son côté, le ministère de la Défense précisait que l¹appareil s¹était rendu au Brésil "à la demande du ministère des Affaires étrangères ", ajoutant qu¹une "dizaine de personnels de la Défense non armés se trouvaient dans l¹avion,notamment du personnel médical". Les autorités françaises s¹accordent à reconnaître que l¹avion a été envoyé "à la demande de la famille Betancourt".
DGSE.
Dans son édition de samedi, le Monde évoque la présen




