Rabat, Tétouan envoyé spécial
Premier pays aidé par la France, le Maroc va bientôt bénéficier d'une nouvelle rallonge française. C'est ce que Jean-Pierre Raffarin flanqué d'une flopée de ministres et de chefs d'entreprise a annoncé lors de sa visite officielle, jeudi et vendredi à Rabat. L'aide de l'Agence française du développement passera de 150 à 300 millions d'euros dans les trois prochaines années. Elle sera principalement destinée à la «remise à niveau» des grandes infrastructures économiques et sociales du royaume, encore traumatisé par les attentats-suicides de Casablanca.
Le gouvernement français affiche clairement ses ambitions : aider les autorités marocaines à combattre la misère, considérée comme le terreau du terrorisme qui a endeuillé la capitale économique du pays le 16 mai. Ce jour-là, une douzaine de jeunes kamikazes islamistes, issus des bidonvilles alentour, s'étaient fait exploser en cinq endroits différents, dont un centre communautaire juif. Bilan : 44 morts et plus d'une centaine de blessés. Jusque-là relativement épargné par l'extrémisme religieux, le Maroc s'est découvert aussi vulnérable que les autres pays du Maghreb. Jean-Pierre Raffarin a confirmé que des experts français avaient été envoyés sur place dans le cadre de la lutte antiterroriste, alors que le premier procès des kamikazes s'est ouvert cette semaine, avant d'être partiellement reporté au 31 juillet.
«Justice sociale». «Pour combattre le fléau du terrorisme, il faut s'attaquer aux rac




