Menu
Libération

Tintamarre médiatique autour d'une libération avortée

Réservé aux abonnés

Le Brésil dément toute participation à une négociation avec les Farc.

Publié le 28/07/2003 à 0h22

Bogota de notre correspondant

Un paysan colombien aurait déclenché la tempête diplomatique autour de la libération avortée d'Ingrid Betancourt. «Quelqu'un d'honnête», a pensé Yolanda Pulecio, mère de l'ex-sénatrice franco-colombienne, aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) depuis dix-sept mois, quand l'homme s'est présenté à la famille. Venu de la région du Putumayo, affluent de l'Amazone qui traverse la jungle du sud de la Colombie, il affirmait avoir vu l'ancienne candidate présidentielle dans une barque sur la rivière, prisonnière, en treillis. «Je l'ai reconnue, et ma femme aussi», explique-t-il à la mère d'Ingrid. Porteur d'un message des Farc, il explique qu'un membre de la famille doit se rendre à Leticia, capitale de l'Amazonie colombienne, où le curé Gonzalo Arango les aidera à entrer en contact avec les ravisseurs. Le président colombien, Alvaro Uribe, selon l'hebdomadaire dominical de Bogota El Espectador, est alors déjà au courant et aurait donné son feu vert aux démarches de la famille.

Colère. La suite est connue: la soeur d'Ingrid, Astrid, part sur les eaux brésiliennes de l'Amazone, où elle attend en vain entre le 9 et le 14 juillet. Entre-temps, un Hercules C-130 français a atterri à Manaus, à un millier de kilomètres de là, et provoque la colère des autorités brésiliennes. Les occupants, parmi lesquels des hauts fonctionnaires du Quai d'Orsay, s'opposent à la fouille de l'appareil et font un aller-retour inexpliqué dans un

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique