à Washington
Le Pentagone a rendu publiques, mardi, les conclusions de son enquête sur les tirs contre l'hôtel Palestine, le 8 avril à Bagdad, qui avaient tué deux journalistes. Sans surprise, les militaires qui ont décidé de frapper l'hôtel sont blanchis par le rapport. Et sans surprise, ces conclusions ont soulevé un tollé international, Reporters sans frontières dénonçant la «mauvaise foi» des autorités américaines.
Une centaine de journalistes résidaient dans l'hôtel pendant la guerre, ce dont étaient parfaitement conscients les responsables du Pentagone. Deux cameramen ont été tués le 8 avril, l'Ukrainien Taras Protsyuk, de l'agence Reuters, et l'Espagnol José Couso, de la chaîne privée Telecinquo. Selon le Pentagone, les militaires responsables des frappes avaient de bonnes raisons de penser que l'hôtel Palestine abritait une position ennemie. Ils «ont tiré de façon appropriée sur ce qui leur semblait être une équipe ennemie de chasseurs/tueurs», affirme un communiqué du Commandement central, en charge des opérations en Irak. Selon le Pentagone, c'est dans l'intention de se défendre que les chars ont tiré, et ils ont «pleinement respecté les règles d'engagement». Ce jour-là, insiste le communiqué, «l'ennemi opposait une résistance farouche» et des Irakiens «tiraient depuis les toits et les fenêtres des immeubles avoisinants». Les soldats ont cru apercevoir un sniper et un guetteur sur le balcon, ainsi que «des éclairs caractéristiques des tirs ennemis». Le rapport ajoute




