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Libération

Otages du Sahara: une affaire qui gêne Berlin

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Aucune déclaration officielle sur l'identité des ravisseurs.

Publié le 21/08/2003 à 0h40

Berlin de notre correspondante

Beaucoup d'émotion, mais pas d'explications. L'arrivée hier matin à Cologne des quatorze touristes, enlevés dans le Sahara algérien et détenus pendant plus de cinq mois, n'a pas levé le mystère qui entoure cette affaire. Toute la journée d'hier, on a vu et revu les images des ex-otages, épuisés mais heureux, à leur descente de l'Airbus qui les a ramenés en Allema gne. Les rares otages qui ont accepté de s'exprimer publiquement se sont contentés de demander aux médias de les laisser tranquilles afin de pouvoir «digérer». Le gouvernement allemand, de son côté, est resté muet sur leurs conditions de détention et surtout sur l'identité et les motivations réelles de leurs ravisseurs.

Discrétion. Lors de la libération d'un premier groupe de seize otages, le 13 mai, Berlin avait justifié sa discrétion par la nécessité de ne pas mettre en danger la vie des quinze autres touristes. Tous étant désormais sains et saufs ­ à l'exception d'une femme décédée d'une insolation ­, on pouvait espérer quelques éclaircissements. Joschka Fischer, le ministre des Affaires étrangères, avait prévenu qu'il ne s'exprimerait pas sur ces sujets. Il a tenu sa promesse. Officieusement, Berlin s'en tient à la thèse défendue par Alger : les ravisseurs appartiennent au GSPC, un groupe islamiste armé qui serait proche d'Al-Qaeda. Une thèse qui a le mérite d'éviter les questions sur la rançon. Même flou artistique sur les raisons pour lesquelles le deuxième groupe d'otages s'est re

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