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Libération

«Nous ne sommes pas leurs Indiens»

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Publié le 28/08/2003 à 0h45

Gaza envoyé spécial

La grande voie Salah ed-Din est dégagée, les tanks israéliens ont disparu, mais certains restent cantonnés de l'autre côté de la barrière de sécurité qui entoure la bande de Gaza. Des forces de police palestiniennes ont pris position dans ce secteur, jusqu'à Beit Hanoun, afin d'empêcher les tirs de roquettes ; du coup, les mortiers ont reculé, plus au sud, vers Khan Younès. Les murs de Gaza affichent des slogans à la gloire d'Ismaïl Abou Chanab, l'un des chefs du Hamas tué dans un raid israélien, jeudi dernier. Le Hamas a distribué à ses membres des consignes de sécurité : «Tu es recherché de manière personnelle...» Se travestir, emprunter des ruelles, ne pas utiliser son téléphone portable, ne pas voyager à plus d'un par véhicule. «Les yeux de l'ennemi ne dorment pas, pourquoi ne pas le tromper ?» Gaza a des allures de grosse bourgade endormie sous la chaleur. La population vaque à ses affaires. Vendredi dernier, près de 100 000 Palestiniens ont envahi les rues pour accompagner les funérailles d'Abou Chanab. Aujourd'hui est jour d'accalmie.

Plan social. Ghazi Hamad, rédacteur en chef d'Al Rissala, organe du Parti islamique du salut, émanation du Hamas, reçoit dans ses bureaux spartiates. Il a été emprisonné par les Israéliens en 1989 et 1998 comme membre du Hamas. En 1996, le Parti du salut a été fondé, «pas comme une scission à proprement parler du Hamas, mais pour travailler dans le champ politique». «Nous n'avons pas de grandes différences idéologiques,

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