Ils se sont parlé : à l'issue du premier jour de négociations, qui a surtout servi à réaffirmer les positions de départ des six participants, la seule note positive est venue d'un entretien bilatéral entre Américains et Nord-Coréens, les deux principaux protagonistes du huis clos pékinois. Il est toutefois loin d'être sûr que ce premier contact direct depuis près d'un an suffise à garantir le succès de cette rencontre de trois jours autour de la crise née de la volonté de Pyongyang de se doter de l'arme nucléaire. Le représentant russe a qualifié la situation autour de la table de «très fragile».
La première journée a surtout servi à chacune des six délégations Chine, Etats-Unis, Japon, Russie, Corée du Nord et du Sud à réaffirmer sa position et à constater que, comme prévu, le fossé reste très profond entre les représentants de Kim Jong-il, qui cherche surtout à sauver son régime, et les autres délégations, surtout celles des Etats-Unis et du Japon, venues à Pékin avec une ligne intransigeante.
Si tout le monde est d'accord pour nier à la Corée du Nord le droit de se doter de l'arme nucléaire, il n'y a pas de consensus sur la manière d'y parvenir. Russes et Chinois sont prêts à donner à Pyongyang les garanties de sécurité qu'il demande, mais les Américains et les Japonais restent intraitables. Un haut fonctionnaire nippon a confirmé, hier, que son pays n'acceptait de discuter des besoins de sécurité de la Corée du Nord qu'après un engagement vérifiable de celle-ci à déman




