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Libération

Côte-d'Ivoire: l'étrange affaire «I.B.»

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L'arrestation du sergent Coulibaly n'arrangerait pas que le président Gbagbo.

Publié le 01/09/2003 à 0h48

Vaste complot ou vrai coup politique à la mode franco-africaine ? La mise en examen la semaine dernière à Paris du sergent-chef ivoirien Ibrahim Coulibaly tient sans doute un peu des deux. Ibrahim Coulibaly, dit «I.B.», et une douzaine de ses complices présumés (dont deux anciens légionnaires français et un ex-conseiller technique du cabinet de Paul Quilès) sont accusés par la justice française d'appartenance à un groupe terroriste et de «recrutement de mercenaires en vue de l'élimination physique du président de la Côte-d'Ivoire, Laurent Gbagbo». Durant leur garde à vue, selon le parquet, certains des interpellés ont avoué leur participation à un complot pour assassiner le président ivoirien. Le sergent I.B., accusé d'être le chef d'orchestre de la rébellion, affirme, par l'intermédiaire de son avocat, n'être mêlé ni de loin ni de prêt à cette affaire. Il sera entendu aujourd'hui par le juge de la détention. Parallèlement, une soixante de personnes ont été arrêtées en Côte-d'Ivoire dans le cadre de cette énième tentative de déstabilisation de l'ancienne colonie française. Le tout grâce à une active collaboration des services de renseignements français et ivoiriens dont on se félicite à Paris comme à Abidjan.

Plusieurs scénarios. De source proche de la présidence ivoirienne, c'est une «vaste opération terroriste» qui a été déjouée. Selon cette source, les hommes arrêtés en France sont issus de la rébellion qui a tenté de renverser le chef de l'Etat ivoirien le 19 septembre 20

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