Washington de notre correspondant
Avant de partir en vacances dans son ranch texan de Crawford, George W. Bush poursuivait un triple objectif : rétablir la stabilité en Afghanistan et y arracher les racines du terrorisme ; instaurer en Irak le premier régime démocratique arabe ; assurer la paix en Israël, avec la création d'un Etat palestinien. Mais tout en s'affairant autour de son barbecue, le président a vu son triple projet virer au triple cauchemar. De retour depuis hier à la Maison Blanche, il doit affronter trois situations impossibles, mais l'administration Bush, enfermée dans son approche idéologique, semble jusque-là imperméable aux remises en question.
Test. En Irak, Bush présente les difficultés rencontrées comme «un test pour la volonté des Etats-Unis». Il n'est pas question de laisser l'ONU prendre le relais. L'Irak, dans l'idée de l'administration Bush, doit servir à révéler la puissance de l'Amérique et à démontrer qu'une attaque «préventive» et unilatérale, lorsqu'elle est voulue et conçue par les Etats-Unis, peut améliorer le sort du monde.
Comme l'a encore récemment répété la conseillère à la sécurité nationale du Président, Condoleezza Rice, «la défense du territoire américain doit être menée par l'attaque». Mais, en Irak, attaquer qui, attaquer quoi ? Epuisés, les soldats américains sont coincés dans un pays qu'ils comprennent mal et qui se transforme en pôle d'attraction pour terroristes de tout poil. Les forces américaines n'arrivent même pas à les identi




