Ramallah envoyé spécial
La réunion du Conseil législatif palestinien (Parlement) devait être, hier, décisive ; la majorité de ses 83 élus se sont montrés surtout très parlementaires et ont renvoyé à samedi un éventuel vote de confiance au Premier ministre Mahmoud Abbas (alias Abou Mazen). Ce dernier entendait voir trancher son conflit de compétences avec Yasser Arafat, président de l'Autorité palestinienne ; sans cacher ses divergences avec ce dernier, Mahmoud Abbas a prononcé, en fait, un discours en forme de bilan, dont certains aspects anecdotiques étaient dignes d'un compte rendu de mandat de conseil général.
Individus masqués. Avant même la session, le parvis du Parlement accueillait la manifestation des familles de prisonniers en Israël, désormais traditionnelle avant chaque réunion de ce genre. Mais aussi des «chabiba», les Jeunesses du Fatah, et quelques individus masqués venus témoigner un soutien bruyant à Yasser Arafat. Certains d'entre eux ont tenté de pénétrer en force dans le bâtiment ; des inscriptions condamnant le gouvernement de Mahmoud Abbas ont été peintes sur les murs de l'édifice.
Par ailleurs, Mahmoud Abbas a nommé Saëb Erakat, ministre chargé des Négociations avec Israël, poste dont il avait démissionné le 16 mai, pour n'avoir pas été inclus dans la délégation qui devait rencontrer alors Ariel Sharon, Premier ministre d'Israël. Ce retour en grâce représente aussi un geste à l'égard de Yasser Arafat, dont Saëb Erakat est proche. Et, peut-être, un gage de




