Washington
de notre correspondant
Le décor : un grand amphi de l'université du Nouveau-Mexique, à Albuquerque. Des drapeaux américains, des statues de la Liberté. Un public largement hispanophone. Huit pupitres, huit candidats. «Ce président est un échec misérable. Je n'arrive pas à croire qu'on se soit embarqué dans cette situation sans un plan et sans coopération internationale pour le faire aboutir», déclare Dick Gephardt, ancien leader de la majorité démocrate à la Chambre des représentants. «Bush va devoir revenir vers les mêmes personnes qu'il a humiliées, nos alliés, sur notre chemin vers l'Irak», ajoute Howard Dean, ancien gouverneur du Vermont... «Il a échoué diplomatiquement, il s'est rué vers la guerre sans écouter nos avertissements, et maintenant il récolte la tempête», continue John Kerry, sénateur du Massachusetts (qui avait pourtant voté en faveur de la guerre).
Critiques. Les candidats démocrates, qui se retrouvaient jeudi soir pour leur premier débat officiel, ont retrouvé un peu d'agressivité à l'égard du président George W. Bush. Les difficultés de ce dernier en Irak ne leur ont pas échappé : une demi-heure leur a été consacrée. Même le plus faucon d'entre eux, le sénateur Joe Lieberman, s'est mis de la partie pour critiquer la politique étrangère du président américain, exigeant à la différence des autres l'envoi de d'avantage de troupes.
Homme à abattre. Huit des neufs candidats déclarés étaient sur scène (le neuvième, le révérend noir Al Sharpton, avai




