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Libération

Un soupçon de Sras à Singapour

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L'OMS circonspecte face à la découverte d'un cas de pneumonie atypique.

Publié le 10/09/2003 à 0h55, mis à jour le 10/09/2003 à 0h55

La deuxième saison du feuilleton Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) a commencé. Avec du suspense dès le premier épisode. Hier matin, les autorités singapouriennes ont confirmé qu'un étudiant de 27 ans, travaillant dans un laboratoire de virologie de l'université de Singapour, avait contracté le virus. Lors de l'épidémie de pneumonie atypique, qui a pris fin en juillet 2003, cette république d'à peine 4 millions d'habitants avait enregistré 238 cas, dont 33 mortels.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) n'est cependant pas convaincue par l'annonce des Singapouriens. «Ce patient n'entre pas dans la définition de l'OMS, estime Isabelle Nuttall, épidémiologiste au département des maladies transmissibles de l'organisation onusienne. Il n'a pas de signe radiologique et la recherche du coronavirus, positive au premier prélèvement, n'est pas encore confirmée par un autre laboratoire. Il pourrait s'agir d'une contamination.»

L'histoire de cet étudiant est assez troublante. Il ne travaille pas directement sur le coronavirus, mais s'est rendu le 23 août dans un laboratoire où est manipulé ce virus, révèle Isabelle Nuttall. Les symptômes (fièvre, toux, et éruption cutanée) ont débuté trois jours plus tard, un délai compatible avec la durée d'incubation, deux à dix jours. En attendant le verdict du deuxième laboratoire, sans doute aujourd'hui, le ministère de la Santé singapourien a placé vingt-cinq personnes en quarantaine.

Pas d'alerte mondiale. Même confirmé, c

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