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Libération

Grosse claque électorale pour le New Labour à Londres

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Ce revers pourrait être une première sanction pour Blair.

Publié le 20/09/2003 à 1h04

Londres de notre correspondant

Ian McCartney, le président du New Labour, se déclare «très déçu». Il a de quoi. A l'issue d'un long décompte qui s'est prolongé tard dans la nuit de jeudi à vendredi, il vient de perdre un siège clé dans le nord de Londres. Pour un parti au pouvoir, essuyer une défaite lors d'une partielle paraît dans l'ordre des choses. Mais, pour les travaillistes britanniques, il s'agit d'une première lourde de conséquence. Ils prennent cet échec d'autant plus au sérieux que la circonscription de Brent East était un bastion imprenable.

Cancer. Lors des législatives de 2001, le candidat du New Labour, Paul Daisley, avait été élu haut la main avec 63,21 % des suffrages. Il est mort brutalement cet été d'un cancer à l'âge de 45 ans. Son successeur désigné, un ancien directeur d'école, membre du Parlement européen, Robert Evans, n'a recueilli jeudi que 32 % des voix. La victoire est allée au petit parti libéral démocrate qui, il y a deux ans, n'avait obtenu le soutien que d'un électeur sur dix. Sa candidate, âgée de 29 ans, Sarah Teather, devient la plus jeune députée de la Chambre des communes.

A Brent East, nombre d'habitants disent avoir voulu manifester leur mécontentement à l'égard du gouvernement et de son chef. «Je suis très déçue par Tony Blair. Il n'a rien fait, s'écrit Pilar, une employée du métro qui se présente comme une vieille électrice de gauche. Les écoles et les hôpitaux sont pires qu'avant.» Beaucoup de supporteurs traditionnels ne se sont pas re

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