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Blair : «Je reprendrais la même décision sur l'Irak»

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Le Premier ministre contesté au Congrès travailliste.

Publié le 01/10/2003 à 1h12

Bournemouth envoyé spécial

Lorsqu'il monte à la tribune, Tony Blair sait qu'il dispose encore du soutien de son parti. Nombre de ses militants, réunis en congrès à Bournemouth, une station balnéaire du sud de l'Angleterre, désapprouvent ses dernières réformes, condamnent sa guerre en Irak, sa manière très solitaire de gouverner et son alignement sur les Etats-Unis. Et pourtant, ils sont des centaines de délégués à se lever pour lui faire une ovation de plusieurs minutes avant même qu'il n'ouvre la bouche. «J'espère que je n'ai pas mangé mon pain blanc», leur lance-t-il, le visage fendu par un sourire crispé.

Plaidoyer. Pendant près d'une heure, hier, le leader travailliste a mobilisé tous ses talents d'orateur et délivré un plaidoyer très personnel pour regagner le coeur des congressistes. Il y a péril en la demeure. A cause de l'affaire Kelly et des introuvables armes de destruction massive irakiennes, une large majorité des Britanniques ne lui font plus confiance. Selon un sondage, publié dimanche par l'Observer, 41 % des militants travaillistes voudraient qu'il se retire avant les prochaines élections. Et son successeur désigné, le chancelier de l'Echiquier, Gordon Brown, montre de plus en plus des signes d'impatience.

La veille, devant la même assistance, l'homme qui tient très fermement les cordons de la bourse du royaume avait, pour la première fois, marqué publiquement sa différence avec son patron. Son discours exaltant les «valeurs travaillistes» avait été très chaudem

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