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«Arnold traite mal les femmes»

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Les féministes font campagne contre l'acteur, accusé de harcèlement.

Publié le 07/10/2003 à 1h16

Los Angeles envoyée spéciale

Les femmes, soudain, sont sorties de leur silence et désintérêt pour les élections californiennes. Et c'est le monde à l'envers. Les femmes démocrates, qui, en 1998, avaient soutenu Bill Clinton accusé de s'être servi du Bureau ovale de la Maison Blanche pour y sauter une jeune stagiaire, manifestent maintenant pour dénoncer les frasques d'un Schwarzenegger en rut sur les plateaux de cinéma. Elles ont défilé devant son QG de Santa Monica avec des mots d'ordre crus comme «Arnold, you can kiss my ass anytime you want» («Arnold, tu peux me lécher le cul quand tu veux», allusion à une pratique sexuelle du candidat selon plusieurs témoignages) et, plus sérieusement, «pas de peloteur comme gouverneur».

«Mari remarquable». Et les républicaines, qui avaient réclamé la tête de Clinton pour mauvaise conduite, applaudissent à tout rompre Maria Shriver, démocrate, nièce de John Kennedy, Mme Schwarzenegger dans le civil, venue défendre son Arnold devant un parterre de conservatrices de Newport Beach. On entend alors des remarques étonnantes chez des républicaines plus habituées à parler des valeurs familiales : «Ce n'est pas grave, c'est du passé et il a eu le courage de s'excuser.» Ou : «Toutes ces filles n'avaient qu'une envie, se faire draguer par Arnold.» Et, bien sûr : «C'est une campagne de déstabilisation organisée par les démocrates.» Rejoignant son mari sur son tour de Californie, Maria Shriver est montée sur scène pour le présenter avec flamme : «Je c

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