Los Angeles envoyée spéciale
Oubliés la crise budgétaire, les déficits, les problèmes d'énergie, les accusations de corruption qui conduisent les Californiens à se prononcer aujourd'hui sur la destitution (recall) de leur gouverneur, Gray Davis, démocrate réélu en novembre. La dernière semaine de campagne a définitivement fait glisser ces élections dans la télé-réalité, avec un suspense autour du personnage principal : le républicain Arnold Schwarzenegger, plus connu pour ses rôles de robot que pour ses analyses politiques, deviendra-t-il gouverneur de Californie, un des postes les plus prestigieux du système politique américain ? Ou va-t-il se désintégrer tel un héros de science-fiction, anéanti par des femmes en colère et le rappel de remarques de mauvais goût sur les mérites d'Adolf Hitler ?
15 millions de Californiens vont devoir voter sur deux questions différentes. Voulez-vous «rappeler» votre gouverneur Gray Davis ? Et qui choisissez-vous comme éventuel remplaçant parmi les 135 candidats inscrits sur les bulletins ?
Bande-annonce. Cette élection est historique ce n'est que le deuxième recall de l'histoire américaine mais aussi dangereuse, car elle risque de faire jurisprudence : si vous êtes mécontents de votre élu, renvoyez-le! Mais le sérieux de l'affaire surnage difficilement, balayé par la tornade Terminator qui semble anéantir sur son passage idées, programmes, solutions. La dernière pub télé de Schwarzy est d'ailleurs une bande-annonce de film (même voix, même




