à Paris
Mardi, le Sud-Africain Thabo Mbeki sera le premier président de l'Afrique subsaharienne à s'adresser à l'Assemblée nationale française. La veille, il aura été reçu avec tous les honneurs à l'Elysée par Jacques Chirac. Paris sort donc le grand jeu pour renforcer ses liens avec le successeur de Mandela, élu en 1999 et qui remet son mandat en jeu dans six mois. La France souhaite visiblement exploiter le rapprochement entre les deux pays scellé, au printemps dernier, par leur même opposition à l'intervention américaine en Irak. Lors de leurs discussions à Paris, les deux dirigeants devraient évoquer les règlements en cours de plusieurs crises sur le continent africain notamment au Burundi et en RDC dans lesquels l'Afrique du Sud s'est directement investie.
Mais Thabo Mbeki débarque aussi flanqué d'une importante délégation économique, avec l'espoir d'obtenir, en cette année électorale, une augmentation des échanges entre les deux pays. «De la visite pourrait résulter une amélioration de notre qualité de vie», a d'ailleurs souligné le vice-ministre des Affaires étrangères Aziz Pahad, avant de prendre l'avion pour Paris. La France n'est que le neuvième investisseur étranger direct en Afrique du Sud, avec 531 millions de dollars.
Dans son pays, Thabo Mbeki doit faire face à des critiques sur sa politique sociale, notamment au sein de son parti, l'ANC. On lui reproche de privilégier une élite noire au détriment des plus pauvres. «Le chômage a doublé en dix ans, atteignant




