Londres de notre correspondant
George W. Bush vient d'entamer une visite en Grande-Bretagne sous très haute surveillance. Sa Cadillac blindée a beau résister aux mines et aux lance-roquettes, les hommes chargés de sa sécurité n'ont voulu prendre aucun risque. A peine le pied posé sur l'aéroport international de Heathrow, le président américain a rallié, hier soir, le palais de Buckingham à bord d'un hélicoptère militaire. Pour l'occasion, le ciel habituellement très encombré de cette partie de la capitale britannique a été interdit à la circulation aérienne. Même au pire moment des «troubles» en Irlande du Nord, le royaume n'avait pas connu pareil déploiement de forces. Par crainte d'émeutes ou d'attentats, Scotland Yard a assigné 14 000 policiers à la protection du président américain, soit un agent de la force publique sur neuf, et a même raclé les fonds de prétoire. Faute de gardien, le procès du meurtrier présumé des deux fillettes Holly et Jessica a dû être suspendu. «Notre escorte policière nous a été retirée pour être affectée à quelqu'un d'autre», a expliqué le juge Alan Moses.
Pacifistes. Un déploiement de forces qui suscite les réactions narquoises de la presse britannique. «N'est-ce pas en faire un peu trop ?», s'interrogeait hier le Daily Mail. D'autant que ce dispositif n'a pas empêché une grand-mère de 61 ans d'escalader, lundi après-midi, les grilles du palais royal. Une fois perchée en haut du portail, Anni Rainbow a déployé un drapeau américain à l'envers barr




