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Libération

Après les attaques, Sharon remet sa droite en place

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Publié le 13/01/2004 à 21h57

Tel-Aviv envoyé spécial

Les quelque 100 000 manifestants de droite qui se pressaient sur la place Rabin, dimanche soir à Tel-Aviv, se souvenaient, avec une nostalgie, les uns grinçante, les autres attristée, d'une semblable démonstration en 2001. Celle-là fustigeait Ehud Barak et sa vedette était... Ariel Sharon. Le message de ce dernier a été martelé toute la soirée, sur écran géant : «Ce n'est pas le peuple qui est fatigué, mais cette direction qui l'est !»

Anciennes amours. Contre Ariel Sharon, donc, cette fois ? Embarrassés d'avoir à s'opposer au Premier ministre, les organisateurs jonglaient avec ses messages de naguère pour affirmer leur «soutien» à son égard. Mais afin de le ramener à ses anciennes amours d'«architecte de la colonisation», à son refus martial d'«évacuer Netzarim» (Gaza). Afin, comme l'a clamé Benny Elon, son ministre du Tourisme (Union nationale, extrême droite), que «sa vieillesse ne fasse pas honte à sa jeunesse»... Présents à la tribune, d'autres ministres n'ont pas ménagé leur peine pour le ramener à de meilleurs sentiments. Uzi Landau (sans portefeuille, Likoud), Effi Eytam (Habitat, parti national religieux) Zévouloun Orlev (Travail, parti national-religieux) et une brochette de députés du Likoud. Effi Eytam s'adresse à lui, «d'officier à officier» : «Tu sais que le dernier kilomètre est le plus dur... Permettras-tu à Arafat de sortir de la Mouqata'a en faisant le V de la victoire ? Nous ne te suivrons pas s'il s'agit d'arracher des Juifs de leurs

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