Le Caire de notre correspondante
Deux semaines après la catastrophe de Charm el-Cheikh, les épithètes volent bas. «Une compagnie pas sérieuse», qui a «voulu grandir trop vite, sans mettre les moyens nécessaires pour assurer parfaitement la sécurité de ses avions» : dans les milieux aéronautiques égyptiens, les critiques pleuvent sur Flash Airlines. Des critiques rejetées en bloc par son PDG, Mohamed Nour, qui récuse toute accusation sur la maintenance de ses appareils ou les compétences de son personnel navigant.
Détails esthétiques. Les professionnels de l'aviation commerciale soulignent au contraire la mauvaise réputation de Flash Airlines, qui n'aurait d'ailleurs acquitté ses arriérés d'assurance que le matin même du drame. «Ils avaient le plus grand mal à recruter des pilotes, malgré leurs salaires, les plus hauts de la profession en Egypte», affirme l'un d'entre eux, qui estime que les inspections des avions sous pavillon égyptien ne sont pas réalisées de façon efficace. «Il faut tout vérifier dans un avion, les moteurs, l'intérieur, la carlingue, mais aussi les papiers, les contrats de maintenance. C'est très rarement le cas», ajoute-il, en racontant une inspection récente, focalisée sur des détails esthétiques mineurs plutôt qu'une vérification minutieuse de l'état de l'appareil.
Selon lui, les inspecteurs égyptiens auraient ainsi fait preuve de laxisme en contrôlant les appareils de Flash Airlines. «Mais les autorités françaises ont également leur part de responsabilité




