Jérusalem de notre correspondant
En fin de matinée, hier, la route de Gaza, l'une des artères principales du quartier bourgeois de Rehavia, à Jérusalem, avait retrouvé son calme et son flot habituel de voitures. Sept minutes avant 9 heures, le bus 19 explosait sous une charge de «quatre à cinq kilos», selon la police, déclenchée par un kamikaze palestinien. Dix personnes sont mortes, une cinquantaine blessées, dont une dizaine est dans un état grave.
«Vengeance». L'attentat a été revendiqué par les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, branche armée du Fatah, et son auteur, Ali Youssouf Jyara, est un jeune policier de Bethléem. Il est le neveu de Djihad Jyara, membre de la sécurité palestinienne, expulsé vers l'Espagne après la levée du siège de l'église de la Nativité, à Bethléem, en mai 2002. Un responsable du Hamas s'est félicité de cette «vengeance», «quel que soit le groupe auquel appartient son auteur», après la mort, mercredi, dans le quartier de Al-Zitoun, à Gaza, de huit Palestiniens, dont trois civils, au cours d'un affrontement armé, après une incursion de l'armée israélienne.
L'attentat s'est produit à quelques dizaines de mètres de la résidence officielle du Premier ministre, Ariel Sharon, et de la demeure privée de son ministre des Finances, Benyamin Netanyahou. A quelques pas, se trouve le café Moment, frappé par un attentat en mars 2002.
L'Autorité palestinienne a condamné, par la voix de son ministre de la Négociation, Saëb Erakat, «les assassinats de civils, qu'ils s




