Londres de notre correspondant
George Bush dispose, Tony Blair propose. Vingt-quatre heures après son grand allié, le Premier ministre britannique a lancé, hier à son tour, une enquête indépendante pour savoir si ses espions lui ont fourni des tuyaux crevés sur les armes de destruction massive (ADM) irakiennes. La commission présidée, une fois encore, par un lord, Robin Butler, disposera cependant d'une compétence plus limitée et d'un calendrier beaucoup plus serré que son équivalent américain. Elle devra rendre ses conclusions avant l'été.
Le leader travailliste était jusqu'à présent opposé à une telle démarche. Une attitude difficilement tenable dès lors que Washington acceptait de revenir sur les ratés de ses propres services secrets. «Je pense qu'au vu de ce qu'a dit David Kay (l'ex-chef du groupe d'inspection en Irak, ndlr), il est juste d'examiner les informations dont nous disposions et de voir si elles étaient exactes ou pas», a-t-il concédé, hier devant le Comité de liaison, une instance qui regroupe les présidents de toutes les commissions de la chambre des Communes.
Caution. Après la polémique autour du rapport Hutton, le Premier ministre souhaitait que tous les partis s'associent à l'exercice. Deux députés, un travailliste et un conservateur, assisteront lord Robin Butler, un haut fonctionnaire qui a servi dans le cabinet de Tony Blair, mais aussi dans celui de son prédécesseur, John Major. En revanche, les libéraux démocrates ont refusé d'apporter leur caution à un




