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Irak : pourparlers sur la date des élections.

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Le chef spirituel des chiites s'est entretenu hier avec l'émissaire des Nations unies.

Publié le 13/02/2004 à 22h59

Bagdad envoyé spécial

Longues mais discrètes, les discussions tenues, hier, à Najaf entre l'ayatollah Ali Sistani, guide spirituel de la communauté chiite d'Irak (60 % de la population) et Lakhdar Brahimi, l'envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies, auront duré deux heures pleines dont fort peu a filtré. Cette rencontre, en soi, porte déjà un message. Le vieux religieux vit en reclus, derrière les murs de son étude, à l'ombre du dôme doré de la mosquée d'Hussein, refusant avec persistance de recevoir le moindre représentant de l'administration américaine. Malgré leurs demandes répétées, ni le gouverneur Paul Bremer, ni même le secrétaire d'Etat Colin Powell n'ont pu obtenir d'entrevue.

Bras de fer. Soignant son image spirituelle, l'ayatollah Sistani ne souhaite pas apparaître comme négociant directement avec l'occupant. Ce sont pourtant bien des pourparlers qui se sont ouverts hier, par l'entremise de l'ONU, portant sur l'avenir de l'Irak et les instruments d'un transfert du pouvoir vers une forme de gouvernement autonome.

Le bras de fer entre le dignitaire religieux et les Etats-Unis a, en fait, commencé le 15 novembre, lorsque l'administration américaine en Irak et le Conseil intérimaire mis en place sous ses auspices ont adopté un calendrier institutionnel prévoyant l'installation, à Bagdad, d'une Assemblée nationale provisoire avant le 30 juin. Ce Parlement pourrait alors désigner un gouvernement auquel la puissance occupante transférerait son autorité. L'ayat

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