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Le bric-à-brac de la chirurgie britannique

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Les praticiens utilisent des objets courants comme instruments médicaux.

Publié le 26/02/2004 à 23h25

Des trombones utilisés pour refermer des plaies, des abaisse-langue reconvertis en attelles pour bébés... Ingénieux et économiques, les bricolages des chirurgiens britanniques ? Leurs autorités sanitaires ne sont pas de cet avis. La Medicine and Healthcare Products Regulatory Agency (MHRA) (1) vient de lancer une alerte aux professionnels de la santé, les mettant en garde contre la multiplication de ces pratiques, potentiellement à risque pour les patients. Ainsi, rappelle la MHRA, la transformation d'un abaisse-langue en attelle de membre inférieur a conduit récemment à deux décès et à l'amputation d'un nourrisson. Autres cas dramatiques, des patients coincés, voire asphyxiés, dans un lit d'hôpital dont les barrières étaient inadaptées.

La majorité des bricolages recensés par la MHRA est cependant moins grave. Il peut s'agir de dispositifs médicaux utilisés hors indication (cathéters urinaires pour fermer des plaies) ou d'appareils trafiqués (oxymètres destinés à mesurer le taux d'oxygène au bout du doigt retrouvés attachés au niveau de l'oreille avec une pince à linge). D'autres praticiens n'hésitent pas à convertir des objets de consommation courante en instruments chirurgicaux : trombones pour fermer les plaies ; faux ongles synthétiques pour soigner des lacérations de l'ongle... Enfin, inspirés par les expériences de télémédecine, des médecins utilisent sans complexe leurs caméras digitales ou téléphones portables pour transmettre des clichés radiologiques. Une initiativ

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