Berlin, de notre correspondante.
L'année électorale commence mal pour le parti du chancelier Schröder. Crédité selon les sorties d'urnes de 30,2 % des suffrages dans cette élection régionale, le SPD a obtenu hier à Hambourg l'un de ses plus mauvais résultats de l'après-guerre. Et cela dans l'un des anciens fiefs de la social-démocratie. Les Verts ont, eux, réalisé l'un de leurs meilleurs scores, avec 11,9 % des voix. La CDU (chrétiens-démocrates), qui avait ravi la ville-Etat de Hambourg en 2001 après quarante-quatre années de règne SPD, a obtenu la majorité absolue des sièges avec 47,5 % des voix. Un bond de 20 points. La popularité du président de la ville-Etat, Ole von Beust, a certainement joué en la faveur de la CDU. Hambourg a tourné le dos au candidat d'extrême droite Ronald Schill, qui, avec 3 % des voix (contre 19,4 % en 2001), ne pourra pas entrer au Parlement.
Les électeurs ont sanctionné les réformes du chancelier allemand remettant en cause le système social du pays, ce qui augure mal des quatorze scrutins locaux, régionaux et européens prévus en Allemagne cette année.
Toute la question est désormais de savoir si le chancelier allemand compte remanier dans les prochains jours son gouvernement et limoger ses ministres les plus impopulaires. Ou bien s'il se débarrassera de ces «ministres-fusibles» en septembre, juste avant les élections régionales en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, l'un des plus importants bastions sociaux-démocrates. Un échec dans cet Etat pourrait êtr




