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Libération

Bush voit le Moyen-Orient en grand et en paix

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Les Etats-Unis tentent de convaincre de l'intérêt du plan GMO pour promouvoir la démocratie dans la région.

Publié le 09/03/2004 à 23h39

Washington, de notre correspondant.

La Maison Blanche aura, à la fin de la semaine, un oeil sur la nouvelle bibliothèque d'Alexandrie, en Egypte. En conclave pendant deux jours, 170 intellectuels arabes s'y retrouvent sur le thème de la «réforme» des pays de la région. Les Américains attendent beaucoup des conclusions de cette conférence : ils espèrent qu'elles vont un peu dédramatiser la discussion autour du Grand Moyen-Orient (GMO), cette initiative qu'ils comptent faire adopter par les huit pays les plus industrialisés, lors du sommet du G8 à Sea Island (Géorgie), en juin.

«La clef de la lutte.»

Le GMO est un vaste programme visant à promouvoir la démocratie, l'égalité entre hommes et femmes, l'accès à l'éducation et l'ouverture économique dans la région. «Aider les gens du Moyen-Orient à résorber le déficit de liberté est, au bout du compte, la clef de la lutte contre le terrorisme. C'est le grand chantier de notre époque, et cela nécessitera de la détermination et des ressources pendant une génération ou plus», a expliqué le vice-président Dick Cheney, à Davos, en janvier.

Le GMO a soulevé une vague de méfiance dans les pays arabes, qui y voient une tentative américaine d'imposer leur hégémonie dans la région et de faire oublier leur impuissance à résoudre le conflit israélo-palestinien (lire ci-contre). Les arrière-pensées politiques n'échappent par ailleurs à personne : «Ce projet est une manière de masquer l'illégitimité de la guerre en Irak : les Américains invitent dés

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