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Libération

«Bogota ne peut pas renoncer à l'option militaire»

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Publié le 18/03/2004 à 23h49

D'émotion, le vice-président Francisco Santos bondit de sa chaise : «Comment voulez-vous que le président Uribe explique aux Colombiens que quelqu'un comme le commandant Hugo, responsable de 400 enlèvements, puisse être libéré ?» Le commandant en question appartient aux Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), la plus importante des deux guérillas qui ensanglantent la Colombie depuis quarante ans. La semaine dernière, les Farc ont rejeté la proposition française d'un «échange humanitaire». Paris proposait que la France et d'autres pays européens accueillent des guérilleros actuellement en prison en échange de la libération de leurs otages, et singulièrement de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt. Dans un entretien avec l'AFP, Raul Reyes, numéro deux des Farc, a, il y a quelques jours, «remercié le président Chirac» de sa proposition, mais indiqué que les guérilleros libérés devraient retourner au combat.

Limite. Cette fin de non-recevoir amenuise encore l'espoir d'une proche libération de l'ex-candidate à la présidence colombienne, aux mains des Farc depuis deux ans. Car, dans un entretien à Libération, Francisco Santos le répète : «Le gouvernement colombien a cédé sur plusieurs points, mais il y a une limite : nous n'accepterons pas que les individus libérés commettent d'autres crimes. Ceux qui sont en prison sont des criminels qui ont commis des atrocités. Leur permettre de sortir serait un désastre.» «Il faut affronter le débat», dit-il encore, «défendre le d

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