Menu
Libération

Chypre : sprint final pour la réunification

Réservé aux abonnés

Athènes et Ankara font pression pour que les leaders chypriotes acceptent le plan de paix de l'ONU.

Publié le 24/03/2004 à 23h55

Le sort de Chypre se joue à partir d'aujourd'hui à Bürgenstock, paisible station touristique suisse au bord du lac des Quatre-Cantons. Sous les auspices de l'ONU s'ouvre un sprint final de cinq ou six jours, dont l'enjeu est de permettre à l'île d'entrer réunifiée le 1er mai dans l'Union européenne, après trente ans de partition et à peu près autant d'années de négociations. «Chacun reconnaît que c'est la fin de partie», ces pourparlers suisses «vont devoir être très intensifs», a prévenu Alvaro de Soto, le représentant de Kofi Annan pour Chypre.

Constat d'échec. Malgré les efforts du diplomate péruvien, le dialogue est resté quasiment au point mort entre les deux «frères ennemis» que sont la république de Chypre (grecque, promise à l'adhésion à l'UE) et la république turque de Chypre du Nord (RTCN), unilatéralement proclamée après l'invasion turque du nord de l'île, en 1974. Leurs leaders respectifs ­ Tassos Papadopoulos et Rauf Denktash ­ se sont quittés lundi sur un constat d'échec, malgré une série de quinze longs tête-à-tête en un mois.

L'espoir de la communauté internationale repose désormais sur l'entrée en scène de la Grèce et de la Turquie. Conformément au scénario accepté mi-février par toutes les parties, Athènes et Ankara se joignent maintenant à ce dernier round diplomatique, qui culminera le 28 mars avec la venue à Bürgenstock de Kofi Annan, du nouveau Premier ministre conservateur grec, Costas Caramanlis, et de son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan. Une épée

Dans la même rubrique