Menu
Libération

Espoir de paix au Sri Lanka

Réservé aux abonnés

Vainqueur des élections, la Présidente veut poursuivre les négociations avec les rebelles séparatistes tamouls.

Publié le 07/04/2004 à 0h08

New Delhi, de notre correspondant.

Sortie victorieuse des élections législatives anticipées de vendredi, la présidente sri-lankaise Chandrika Kumaratunga a nommé, hier, un nouveau Premier ministre, Mahinda Rajapakse, mettant ainsi fin à deux ans d'une cohabitation qui paralysait la vie politique du pays et bloquait toute avancée dans le processus de paix avec la rébellion tamoule. Chef de l'opposition dans l'Assemblée sortante, Rajapakse, 58 ans, a immédiatement affirmé qu'il comptait poursuivre les pourparlers avec les séparatistes armés des Tigres de libération de l'Eelam Tamoul (LTTE), interrompues depuis avril 2003.

Second rôle. «La Présidente se chargera du processus de paix», a-t-il toutefois ajouté, laissant entendre qu'il ne jouerait qu'un second rôle dans les négociations, meilleur espoir de mettre un terme à trente ans d'une guerre civile qui a déjà fait plus de 64 000 morts. La nomination d'un Premier ministre fantoche est assez logique puisque, si la Présidente avait provoqué des élections avec près de quatre ans d'avance, c'était afin d'évincer son grand rival, le chef du gouvernement sortant Ranil Wickremesinghe, et de reprendre ainsi les rênes du processus de paix. Kumaratunga, qui n'a elle-même jamais véritablement réussi à négocier avec la rébellion malgré sept années passées au poste de Premier ministre, accusait en effet Wickremesinghe de faire trop de concessions aux Tigres. Et si elle se dit déterminée à poursuivre les négociations, on ignore pour l'instan

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique