Menu
Libération

Sharon menace Arafat, ses ministres minimisent

Réservé aux abonnés

Il déclare ne plus être lié par sa promesse de ne pas porter atteinte au leader palestinien.

Publié le 26/04/2004 à 0h21

Jérusalem de notre correspondant

L'interminable feuilleton de l'affrontement personnel entre Ariel Sharon et Yasser Arafat a connu une énième péripétie, vendredi. «Je me tiens pour libre de mon engagement à l'égard du président Bush de ne pas porter d'atteinte physique contre la personne de Yasser Arafat. Mon engagement ne tient plus», a laissé tomber Ariel Sharon.

Combat singulier. Entamé en 1982 à Beyrouth, lors de l'invasion israélienne, ce combat singulier s'est poursuivi tout au long de la dernière Intifada : après chaque déclaration tonitruante de ce genre, toute opération effective a été aussitôt démentie. Cette fois encore, certains de ses ministres se sont empressés de nuancer : Sharon «n'a pas l'intention de mettre à exécution ses menaces, ni aujourd'hui, ni demain, ni la semaine prochaine», a affirmé hier le vice-Premier ministre Ehud Olmert. «Lorsque le gouvernement a décidé, il y a plusieurs mois, qu'il faudrait se débarrasser d'Arafat, il a été bien précisé qu'il faudrait auparavant l'aval du cabinet de sécurité, qui n'a pas été saisi de cette question», a précisé Yossef Lapid, ministre de la Justice. Selon Guideon Ezra, ministre sans portefeuille (Likoud) et ancien responsable des services secrets, «le Premier ministre a en fait voulu signifier à Arafat qu'il a une ultime occasion de lutter contre le terrorisme».

«Erreur». Le chef de l'opposition travailliste, Shimon Pérès, a qualifié d'«erreur» ces menaces, tout en estimant qu'un bannissement d'Arafat de la Cisj

Dans la même rubrique