Jérusalem de notre correspondant
L'interminable feuilleton de l'affrontement personnel entre Ariel Sharon et Yasser Arafat a connu une énième péripétie, vendredi. «Je me tiens pour libre de mon engagement à l'égard du président Bush de ne pas porter d'atteinte physique contre la personne de Yasser Arafat. Mon engagement ne tient plus», a laissé tomber Ariel Sharon.
Combat singulier. Entamé en 1982 à Beyrouth, lors de l'invasion israélienne, ce combat singulier s'est poursuivi tout au long de la dernière Intifada : après chaque déclaration tonitruante de ce genre, toute opération effective a été aussitôt démentie. Cette fois encore, certains de ses ministres se sont empressés de nuancer : Sharon «n'a pas l'intention de mettre à exécution ses menaces, ni aujourd'hui, ni demain, ni la semaine prochaine», a affirmé hier le vice-Premier ministre Ehud Olmert. «Lorsque le gouvernement a décidé, il y a plusieurs mois, qu'il faudrait se débarrasser d'Arafat, il a été bien précisé qu'il faudrait auparavant l'aval du cabinet de sécurité, qui n'a pas été saisi de cette question», a précisé Yossef Lapid, ministre de la Justice. Selon Guideon Ezra, ministre sans portefeuille (Likoud) et ancien responsable des services secrets, «le Premier ministre a en fait voulu signifier à Arafat qu'il a une ultime occasion de lutter contre le terrorisme».
«Erreur». Le chef de l'opposition travailliste, Shimon Pérès, a qualifié d'«erreur» ces menaces, tout en estimant qu'un bannissement d'Arafat de la Cisj




