Jérusalem de notre correspondant
La déroute. Sévère. Ariel Sharon a essuyé l'un des plus graves revers de sa carrière. Mais il ne démissionnera pas, a-t-il prévenu d'emblée. Son plan d'évacuation unilatérale des colonies dans la bande de Gaza et de quatre autres en Cisjordanie a été désavoué dimanche par 59,5 % de membres du Likoud contre 39,7 % en sa faveur. Compte tenu du taux de participation, 51,6 % des 193 000 membres ayant droit de vote, 53 500 militants ont ainsi tranché une question d'envergure nationale.
Dès l'annonce des résultats, son fidèle lieutenant, Ehud Olmert, vice-Premier ministre, est revenu à la charge : «Il ne fait aucun doute que le désengagement est inévitable et ne peut être arrêté... Au bout du compte, il se réalisera, parce que la solution alternative c'est davantage de meurtres, de terrorisme et d'attentats sans que nous apportions de réponse sensée à la question de savoir ce que font 7 500 juifs au milieu de 1,2 million de Palestiniens», a-t-il prévenu. Et Sharon de préciser, hier, devant son groupe parlementaire : «J'ai l'intention de présenter un plan incluant des modifications, quelques changements [...] une formule établissant un consensus aussi large que possible.»
Devant le Parlement. Désormais, deux voies s'offrent au Premier ministre affaibli. Celle du Parlement d'abord. Sharon a promis d'entamer une consultation de ses ministres et des députés de son parti et d'autres formations. Aujourd'hui, il commence par rencontrer son ministre de la Jus




