Londres de notre correspondant
Maxine Carr a quitté une cellule pour une autre. La jeune femme de 27 ans vient de passer vingt et un mois derrière les barreaux pour avoir fourni un faux alibi à son ancien compagnon, Ian Huntley, l'assassin des fillettes Jessica Chapman et Holly Wells, en 2002. Depuis vendredi, elle est officiellement libre. Mais son association avec un meurtre qui a choqué toute la Grande-Bretagne la condamne à une vie de clandestinité.
La police lui a fourni une nouvelle identité. Elle a été conduite dans un lieu tenu secret et devrait être protégée 24 heures sur 24 pendant les premiers mois. Son avocat a même reconnu que son apparence physique avait été «modifiée». Jeudi, la Haute Cour a interdit la divulgation des moindres éléments qui permettraient de la localiser. Les médias ne peuvent pas publier son adresse, ni sa photo si elle est postérieure à sa sortie de prison, et n'ont même pas le droit de chercher à obtenir des informations sur elle. «L'avocat des tueurs d'enfants a gagné», titrait hier le Sun, qui a fait appel de la décision.
Mais ce dispositif draconien risque de ne pas suffire à préserver l'anonymat de l'ancienne assistante scolaire. Des documents qui contenaient des détails sur son existence actuelle ont été volés il y a une semaine dans la voiture d'une haut fonctionnaire du ministère de l'Intérieur. Ils ont été retrouvés par la suite dans le nord de Londres. La police ignore s'ils ont été copiés dans l'intervalle.
Maxine Carr, décrite comme l




