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Les communistes snobent Sonia Gandhi

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L'extrême gauche soutient le futur gouvernement indien, mais refuse d'y participer.

Publié le 18/05/2004 à 0h40

New Delhi de notre correspondant

Malgré ses origines italiennes, Sonia Gandhi se rapproche chaque jour un peu plus du poste de Premier ministre de la plus grande démocratie du monde. La présidente du parti du Congrès, vainqueur inattendu des élections législatives, doit rencontrer aujourd'hui le président Abdul Kalam, afin de lui remettre les lettres de soutien des partis ayant accepté de participer à la future coalition gouvernementale ou de la soutenir. Selon la direction du Congrès, une vingtaine de formations lui auraient, au total, apporté leur appui, la coalition totalisant ainsi plus de 320 sièges sur les 545 que compte le Parlement fédéral. Forte de cette majorité, Sonia Gandhi devrait réclamer au Président le droit de former le prochain gouvernement. S'il accepte, ce qui ne fait aucun doute, le Congrès pourrait annoncer la composition du gouvernement dès mercredi. En tant que présidente du parti majoritaire à l'Assemblée, Sonia Gandhi en sera, selon toute probabilité, la leader incontestée. Une revanche savoureuse pour cette femme dont les origines étrangères semblaient jusqu'ici constituer un obstacle insurmontable à l'accession au pouvoir.

Crise. Avant même d'entrer en fonctions, l'héritière de la dynastie Nehru-Gandhi a été confrontée, hier, à sa première crise politique, les communistes annonçant qu'ils renonçaient à participer au gouvernement. Après trois jours de discussions de leurs comités centraux, les deux grands partis d'extrême gauche, le Parti communiste

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