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Inde: Manmohan Singh, Premier ministre par défaut

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Le père des réformes économiques sera investi demain à la tête de l'exécutif.

Publié le 21/05/2004 à 0h42

New Delhi, de notre correspondant.

Après une semaine de suspense, l'Inde connaît enfin le nom de son futur Premier ministre : Manmohan Singh, 71 ans, appelé à la rescousse après le désistement surprise de la présidente du Congrès, Sonia Gandhi. Connu pour avoir été l'architecte des réformes économiques lorsqu'il était ministre des Finances, au début des années 1990, Singh devrait être investi demain à la tête de l'exécutif indien. De religion sikh, il sera le premier chef de gouvernement issu d'une minorité religieuse, tous ses prédécesseurs ayant été des hindous.

Nouvelle chance. «La priorité sera de faire tout ce qui est nécessaire pour livrer la bataille contre la pauvreté», a-t-il annoncé, hier, lors de sa première conférence de presse. Dès sa sortie du palais présidentiel, la veille, il avait promis de faire de l'Inde «un modèle de développement économique» susceptible d'offrir de «nouvelles chances aux pauvres et aux opprimés». A ses côtés, Sonia Gandhi, qui avait proposé sa candidature, a affirmé que le pays serait «entre de bonnes mains» avec lui. Présidente du Congrès et chef du groupe parlementaire du parti, celle-ci devrait néanmoins garder une certaine influence sur le pouvoir. Singh a d'ailleurs précisé que le nouveau gouvernement fonctionnerait «avec le soutien et les conseils de Madame».

Premier ministre par défaut, Manmohan Singh inspire néanmoins la confiance. Son passage au ministère des Finances, de 1991 à 1996, lui vaut l'admiration des milieux d'affaires. J

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