Tokyo, de notre correspondant.
Dans l'histoire de la dynastie impériale japonaise, plus vieille monarchie héréditaire de droit divin (elle remonte, selon les écrits, à 660 avant notre ère), c'est une première. Naruhito, le prince héritier du Japon, appelé à devenir le 126e empereur du Japon, a entamé un voyage de deux semaines à l'étranger sans son épouse, la princesse Masako. A en croire l'Agence de la maison impériale, gendarme des moeurs chargée de sauver la quintessence de la «lignée unique et éternelle» de la monarchie nippone, Masako est «épuisée physiquement et mentalement». Et n'était donc pas en mesure d'assister à deux cérémonies du gotha : le mariage du prince héritier Frederik de Danemark à Copenhague avec sa fiancée australienne, et les noces du prince espagnol Felipe avec une ex-journaliste, demain à Madrid (lire pages 38-39).
Personnalité niée. L'affaire aurait dû en rester là si, lundi dernier, lors d'une (rare) conférence de presse aux allures de mascarade (elle a duré vingt minutes et les trois questions posées avaient été soumises au Palais), le prince Naruhito, 43 ans, n'avait déclenché une polémique. «La princesse regrette vivement de ne pouvoir m'accompagner, a expliqué le prince pour justifier les raisons de sa tournée européenne en solo. Masako, comme moi d'ailleurs, sommes très chagrinés qu'elle ne puisse visiter des pays étrangers.» Puis, dans une allusion claire au protocole du Palais, il a expliqué que la princesse était «peinée de n'être pratiqueme




