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Libération

La disgrâce de Chalabi, nouvelle casserole pour Rumsfeld

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Publié le 22/05/2004 à 0h44

Washington, de notre correspondant.

Ahmed Chalabi restera comme l'Irakien ayant joué le plus grand rôle dans le déclenchement de la guerre contre le régime de Saddam Hussein. La rupture spectaculaire, jeudi, entre ce riche exilé chiite et les Américains sonne donc comme un nouvel aveu d'échec de l'administration Bush. Et vient ajouter une nouvelle casserole à la batterie déjà bien garnie de Donald Rumsfeld. Chalabi avait abreuvé l'entourage du secrétaire à la Défense d'analyses démontrant la nécessité d'envahir l'Irak. Son organisation, le CNI (Congrès national irakien), financée par Washington, a fourni aux services de renseignement américains les «preuves» jugées les plus convaincantes ­ mais qui se sont révélées fausses ­ de l'existence d'armes de destruction massive. Et fin janvier Chalabi avait gagné son pari : dès le début de la guerre, 400 hommes, armés à la va-vite par le CNI, étaient parachutés au sud de l'Irak, avec l'accord de la Maison Blanche...

Quatorze mois plus tard, Washington se montre discret sur les raisons de la rupture. Alors que l'armée américaine a participé aux perquisitions dans les locaux et le domicile de Chalabi à Bagdad, le porte-parole de Bush se bornait à déclarer que celles-ci s'inscrivaient «dans le cadre d'une enquête conduite par les Irakiens». Mais, vendredi, une source proche du Conseil intérimaire de gouvernement (CIG) attribuait à la coalition «la responsabilité des perquisitions». Auparavant, Paul Wolfowitz, numéro 2 du Pentagone et ami

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