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Libération

La Ligue arabe en sommet de bonnes intentions

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A Tunis, les dirigeants arabes ont surtout cherché à ne pas mécontenter Washington.

Publié le 24/05/2004 à 0h45

Une fois de plus le colonel Kadhafi se sera montré fidèle à lui-même, faisant un coup d'éclat dès la séance d'ouverture, samedi, du sommet arabe de Tunis. Claquant la porte d'une réunion dont «l'ordre du jour n'est pas celui des peuples arabes», il a appelé au retrait de son pays de la Ligue arabe ­ qu'il avait déjà menacé de quitter. Et, pour faire bonne mesure, le chef de l'Etat libyen a suivi le discours du secrétaire général de ladite Ligue en fumant une cigarette, geste qui, venant d'un non-fumeur, est supposé traduire le manque d'intérêt pour l'organisation panarabe.

Sans précédent.

Kadhafi pourra ainsi faire valoir qu'il n'a pas participé à l'adoption par ses pairs d'une résolution sans précédent et prise à l'unanimité : celle condamnant les opérations contre «les civils, sans distinction», c'est-à-dire ceux qui touchent les Palestiniens mais aussi les Israéliens.

Autre décision clé du sommet ­ à l'origine des discussions les plus houleuses ­ : l'adoption des «réformes politiques» voulues par Bush et sur lesquelles ils étaient contraints de se prononcer avant le sommet du G8, prévu le 10 juin aux Etats-Unis, auquel ont été invités la Jordanie, Bahreïn, le Yémen, l'Egypte et l'Algérie. Si les dirigeants arabes ont préféré utiliser le terme «processus de développement et modernisation», leur engagement collectif sur un document soulignant la nécessité d'une «bonne gouvernance» est sans précédent. Certains pays, notamment la Syrie, se sont opposés à une demande égyptienne d

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