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Libération

Sharon veut passer son plan de retrait de Gaza au forceps

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Après avoir limogé deux ministres irrédentistes, il espère que son projet sera approuvé par le gouvernement israélien, dimanche.

Publié le 05/06/2004 à 0h56

Jérusalem, de notre correspondant.

Sharon «le bulldozer». Cette fois encore, le Premier ministre israélien n'a pas démenti sa réputation. Par lettre, en une formule laconique, il a mis fin, hier matin, aux fonctions de deux de ses ministres les plus nationalistes. Avigdor Liberman (Transports) et Benny Elon (Tourisme), membres de l'Union nationale (extrême droite), ont été limogés, après avoir refusé de le rencontrer pour une ultime explication. Ces deux opposants écartés, Sharon peut espérer renverser l'équilibre actuel des forces au sein de son cabinet à propos de son «plan d'évacuation unilatérale de Gaza» : 12 voix contre, 11 pour. Dimanche, il compte le soumettre de nouveau au vote de son gouvernement. «En 2005, il n'y aura plus un seul Juif à Gaza», a-t-il martelé cette semaine. Désormais, il compte avoir les mains libres pour mener à bonne fin ce plan, qu'il se dit «obligé» et «déterminé» à exécuter.

Cache-cache. Cependant, les combats d'arrière-garde n'ont pas cessé pour autant. En effet, un délai de quarante-huit heures est nécessaire pour que ces limogeages prennent effet. Or, si Avigdor Liberman, a bien reçu, dans un gymnase, à 10h40 vendredi, sa lettre de congé, Benny Elon a joué à cache-cache pour ne pas la recevoir en mains propres. Hier, après-midi, on le disait réfugié dans la colonie de Netsarim, dans la bande de Gaza. «Je ferai tout pour qu'il n'y ait pas de majorité dimanche», a-t-il lancé, à la radio. Du coup, la séance du gouvernement de dimanche sera repo

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