Caracas, de notre correspondant.
Drapeau vénézuélien dans une main, volant dans l'autre, Anabel Sanchez, psychologue, ne cachait pas sa joie, hier en fin d'après-midi : «Je suis extrêmement heureuse. Malgré mille obstacles, on va gagner, on va le virer.» Autour d'elle, la place Altamira, au coeur des beaux quartiers de l'est de Caracas, résonne de klaxons, de sifflets et de quelques feux d'artifice. Quelques minutes plus tôt, Jorge Rodriguez, un des directeurs du Conseil national électoral (CNE), l'a annoncé : il y aura bien un référendum «révocatoire» contre le président Hugo Chavez. C'est la fin provisoire d'un feuilleton qui dure depuis plus de six mois.
Selon la constitution de 1999, que le président Hugo Chavez a lui-même voulue, il est possible de convoquer un référendum pour révoquer tout élu si 20 % du corps électoral soit 2,4 millions de personnes en fait la demande. Or, après la collecte de signatures de l'opposition, organisée fin 2003, le Conseil national électoral n'en avait validé que 1,9 million et avait demandé la confirmation de 1,2 million d'autres, sujettes à caution. Nouveau round de signatures, le week-end dernier, et, finalement, les chiffres provisoires du CNE totalisent 15 000 signatures de plus que le nombre requis.
Carte électorale. Jeudi soir, depuis le palais présidentiel de Miraflores et sur toutes les télévisions du pays, le président Hugo Chavez s'est adressé à la nation, acceptant le référendum et félicitant les opposants pour avoir joué la c




