Jérusalem, de notre correspondant.
«Historique»... Le vote du gouvernement d'Ariel Sharon en faveur de «l'évacuation unilatérale de Gaza», obtenu par 14 voix pour et 7 contre, a arraché ce cri du coeur aux quotidiens populaires comme Haaretz, d'habitude plus réservé et très critique à l'égard du Premier ministre israélien. En effet, à la date anniversaire de la guerre des Six Jours, qui a entraîné la conquête de la Cisjordanie et de Gaza, le début de la fin de l'occupation est à dater de ce jour.
Compromis. Cependant, l'Histoire a emprunté bien des chemins de traverse au cours du week-end. Tractations d'un côté pour convaincre les ministres «dissidents» du Likoud d'accepter un compromis. Dérobades de l'autre, de la part de Benny Elon, ministre du Tourisme et membre de l'Union nationale (extrême droite), afin de ne pas recevoir en mains propres la lettre de congé que lui a envoyée Ariel Sharon. Dans l'espoir de reculer d'autant le délai de quarante-huit heures nécessaire, afin que son renvoi (sa «mutation», dit curieusement la lettre laconique) prenne effet. Sans compter les combats d'arrière-garde judiciaires pour reculer l'échéance du vote à mardi.
Un compromis laborieux a donc été élaboré avec les trois ministres du Likoud, Benyamin Nétanyahou (Economie), Silvan Shalom (Affaires étrangères) et Limor Livnat (Education), grâce aux bons soins de la ministre Tsipi Livni (Immigration et Intégration). Compromis digne des riches heures de sous-commissions parlementaires «d'une répub




