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Libération

George W. Bush se requinque au G8

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Malgré les divergences avec la France, il a réussi à faire accepter la plupart de ses projets.

Publié le 11/06/2004 à 1h01

Savannah, envoyé spécial.

Il y a eu de sérieux grincements de dents, un peu de vaisselle cassée ­ surtout avec les Français ­, mais, finalement, George W. Bush a tout lieu de se féliciter. Le sommet du G8, qui s'est tenu pendant trois jours sur une île privée de la côte géorgienne, Sea Island, ne s'est pas si mal déroulé. Même si les divergences transatlantiques restent profondes, les huit pays les plus industrialisés affichent un consensus sur la plupart des grands problèmes internationaux.

Le seul grand couac a porté sur la volonté américaine d'impliquer l'Otan en Irak. Chirac, appuyé par les Allemands, a aussitôt exprimé son opposition de principe à cette idée. La porte, pourtant, n'est pas entièrement fermée. «Cette hypothèse ne pourrait être envisagée que si le gouvernement irakien souverain exprimait expressis verbis cette intention», a déclaré Chirac. La France pourrait accepter d'élargir les coopérations techniques, mais elle est déterminée à empêcher que le drapeau de l'organisation militaire occidentale flotte dans un pays du Moyen-Orient. La discussion se poursuivra lors du sommet de l'Otan, fin juin à Istanbul.

Compromis. Les Européens ont avalisé le programme visant à promouvoir la démocratie au Moyen-Orient et en Afrique du Nord cher à Bush (Libération d'hier). Certes, Chirac a critiqué sans prendre de gants l'approche américaine («Ces pays n'ont pas besoin de missionnaires de la démocratie»), mais il a fini par approuver le texte de compromis. Sur le dossier de l

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