Londres intérim
Les élections partielles de jeudi dans les circonscriptions de Leicester South et Birmingham Hodge Hill, en Grande-Bretagne, ont confirmé l'érosion du vote travailliste, le désamour de l'électorat pour les tories et surtout la force du vote libéral. En effet, après la montée en puissance des libéraux démocrates aux élections locales et européennes de juin, leur victoire à Leicester et leurs très bons résultats, en deuxième position, à Birmingham, donnent des ailes à leur patron, l'Ecossais Charles Kennedy. Seul à s'être prononcé contre la guerre en Irak dès l'automne 2002, le chef de file des «Lib Dem» récolte les fruits de son opposition aux va-t-en-guerre Tony Blair et Michael Howard, le leader conservateur. Lors des campagnes électorales de juin et juillet, l'accent n'était pas sur des préoccupations locales mais bien sur la guerre en Irak.
Au lendemain du rapport Butler condamnant les «sérieuses défaillances» des services de renseignement et mettant en cause «le style de gouvernement» de Blair, et à la veille de l'anniversaire de la mort de l'expert en armements David Kelly, qui ravive la tension au sujet de l'entrée en guerre, il semble que les électeurs aient choisi de sanctionner la politique de Blair en Irak. Car, si le New Labour se maintient de justesse à la tête de Birmingham Hodge Hill, il a perdu du terrain face aux «Lib Dem». Seuls 460 votes les séparent. Ce qui fait dire à Kennedy : «Le Parti travailliste est en train de perdre son électorat, non




