Caracas, de notre correspondant.
Il y avait là le chanteur cubain Silvio Rodriguez, Orquesta Aragon, Ibrahim Ferrer et le Buena Vista Social Club. Les stars, réunies dimanche soir en plein air dans le sud-ouest de Caracas, célébraient l'unité caribéenne et latino-américaine. Mais le gigantesque concert gratuit a surtout été une démonstration de force des partisans du président Chavez, scandant entre deux morceaux musicaux de bruyants «Uh ! Ah ! Chavez ne s'en va pas !» Après la 200e édition de son programme de télévision dominical Alo Presidente, où il a accusé ses adversaires d'être «les laquais de Bush», c'est un Hugo Chavez radieux qui est apparu sur scène. Il a salué la foule et déclamé pompeusement quelques vers.
C'est le début de la bataille pour le référendum du 15 août prochain, où se jouera une bonne partie de l'avenir politique du Président et homme fort du pays. Au terme de près d'un an de procédures, les Vénézuéliens devront décider s'ils veulent écourter ou non son mandat, qui court jusqu'en 2006. Si le oui l'emporte, une élection présidentielle anticipée sera organisée avant la mi-septembre. Si le non gagne, Hugo Chavez se maintiendra au pouvoir. Et à ce jour, la quasi-totalité des sondages favorisent cette option, seule varie l'ampleur de la victoire. L'enquête de la North American Opinion Research, donnant même le non gagnant à 60 %.
Collecte de signatures. Les opposants affirment ne pas s'affoler devant ces chiffres, mais leur campagne ne semble pas sortir pour




