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Libération

Bagdad tend la main à Moqtada al-Sadr

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Le chef radical chiite se dit prêt au dialogue mais refuse de déposer les armes.

Publié le 17/08/2004 à 1h47

En attendant l'«offensive majeure», promise dimanche soir par les autorités irakiennes, Najaf n'a été le théâtre, hier, que de quelques escarmouches. Les miliciens du leader radical chiite Moqtada al-Sadr campaient sur le qui-vive dans le centre de la ville sainte, où ils occupent toujours le mausolée de l'imam Ali. Les forces américaines et gouvernementales irakiennes, qui cernent la ville, souhaitent les en déloger, mais sans toutefois donner l'assaut au mausolée lui-même. D'où les atermoiements et d'ultimes tentatives de régler le dilemme par la négociation. Hier, la Conférence nationale, qui réunit à Bagdad un millier de délégués venus de l'ensemble de l'Irak, a décidé d'envoyer une délégation auprès de Moqtada al-Sadr pour lui demander de retirer sa milice du mausolée et de transformer son mouvement armé en parti politique. Un porte-parole de Moqtada s'est dit ouvert aux négociations, mais a exclu de déposer les armes.

«Boucliers humains». Contournant l'encerclement de Najaf par l'armée américaine, quelques centaines de manifestants et de chefs de tribu de toutes les régions d'Irak se sont par ailleurs rendus hier au mausolée pour servir de «boucliers humains». Dans le sud du pays, selon Bagdad, un puits de pétrole a été incendié par des miliciens chiites. La rébellion a déjà contraint les autorités irakiennes à fermer le principal oléoduc, ce qui a diminué de moitié les exportations pétrolières du pays. Les partisans d'Al-Sadr n'ont pas fait état de pertes, hier à Naja

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