Caracas de notre correspondant
Depuis l'annonce de sa défaite au référendum contre le président Hugo Chavez, l'opposition vénézuélienne persiste à affirmer qu'il y a eu fraude, même si elle a été lâchée en cela par la principale organisation patronale du pays : elle a reconnu, hier, «n'avoir pas eu assez de force, ni la capacité pour porter notre message». Les observateurs internationaux, par la voix de l'ex-président américain Jimmy Carter et du Colombien César Gaviria, de l'Organisation des Etats Américains (OEA), ont entériné les résultats préliminaires du Conseil national électoral (CNE) : 58 % pour Chavez, 42 % pour ses adversaires, tout en acceptant, à la demande de l'opposition, de vérifier un échantillon des documents électoraux. En effet, l'association Sumate, proche de l'opposition, a mis le doigt sur une fraude potentielle dans la totalisation des suffrages. Enrique Mendoza, le leader de la Coordination démocratique (CD), la coalition d'opposition, a réclamé, lundi soir, une vérification, «bulletin par bulletin, vote par vote». Le CNE ne semble pas disposé au recomptage manuel, seulement à une inspection des machines qui ont permis le vote. Sauf coup de théâtre, Hugo Chavez restera donc président du Venezuela jusqu'en décembre 2006. D'autant que Washington a aussi «reconnu», fut-ce tardivement, les résultats qui «montrent que le président (vénézuélien) a reçu le soutien d'une majorité des électeurs».
Rassemblement. La tension n'est cependant pas retombée à Caracas.




