Guang'an envoyé spécial
Il aura fallu que Deng Xiaoping meure pour que les habitants de sa région natale commencent à bénéficier du fait d'avoir donné naissance au «Petit Timonier» de la Chine communiste, l'homme à qui revient le crédit du boom économique actuel. Le centième anniversaire de sa naissance, le 22 août, est l'occasion d'un déferlement de propagande à la gloire de l'homme qui a fait changer de cap l'empire chinois à la mort de Mao Zedong et d'un déluge d'argent sur sa ville natale, Guang'an, dans l'est de la province du Sichuan.
Deng Xiaoping a quitté Guang'an en 1919, à l'âge de 15 ans, pour aller étudier et travailler en France, où il est devenu communiste. Depuis, il n'y a jamais remis les pieds, et n'a jamais accepté, même lorsqu'il disposait de tous les pouvoirs, que sa ville natale bénéficie du moindre privilège. Les habitants interrogés ne savent pas pourquoi Deng n'a jamais voulu revenir sur les lieux de sa naissance, ni les aider de son vivant. L'un d'eux croit savoir que, sur son lit de mort, il aurait dit qu'il fallait «développer Guang'an»... Sept ans après sa disparition, en tout cas, tout a changé.
De généreux bienfaiteurs
Aujourd'hui, le visiteur est accueilli à Guang'an par un message SMS sur son téléphone portable : «Bienvenue au pays de Deng Xiaoping.» Une magnifique autoroute neuve mais déserte relie désormais la métropole de Chongqing à Guang'an en 1h30, là où il en fallait cinq auparavant. La ville est sillonnée par des boulevards triomphaux, m




