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Libération

Bush, grandes promesses et idées courtes

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Publié le 04/09/2004 à 2h00

New York de nos envoyés spéciaux

Dans la tempête, on ne lâche pas le capitaine : c'est le message lancé jeudi soir aux Américains par George W. Bush, dans son discours de clôture de la convention républicaine, à New York. «Ce moment dans la vie de notre pays restera dans les mémoires. Les générations futures sauront si nous avons gardé notre foi et tenu notre parole», a déclaré le Président, dans un discours sans grandes envolées rhétoriques. «Et ce soir, mes chers Américains, je vous demande d'être à mes côtés.» Message apparemment entendu : un sondage du Time publié vendredi donnait au Président 11 points d'avance sur John Kerry, 52 % contre 41 %.

«Argent pour des munitions».

Une nouvelle fois, Bush a défendu sa décision d'entrer en guerre contre l'Irak, l'intégrant dans une séquence d'événements moins controversés comme la guerre en Afghanistan, la coopération avec le Pakistan et l'Arabie Saoudite contre le terrorisme, ou le désarmement de la Libye. Pour son second mandat, il promet de «faire progresser la liberté» à l'étranger, et de bâtir une «société basée sur la propriété» à l'intérieur.

George W. Bush s'en est pris à plusieurs reprises à John Kerry («mon adversaire»), l'accusant notamment d'avoir voté contre le budget de la guerre, «contre cet argent pour des munitions, de l'essence, des véhicules et des gilets pare-balles». Dans la soirée, avec une pugnacité inhabituelle, le sénateur démocrate a répondu au Président et surtout au vice-président, Dick Cheney, qui, la vei

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